6 avr. 2011

Time Warp ou plutôt le marathon de la Techno ...

Guten Tag l’Allemagne ! 

Après le Dour Festival, I love Techno et les Trans Ardentes en Belgique, c’est au tour de l'Allemagne de me voir débarquer  pour l'un des plus grands festivals de Techno organisés en Europe, j’ai nommé le TIME WARP. Le principe du festival se résume à son nom, il suffit de combattre le temps car vous n’avez quasiment pas de répit dès lors que vous êtes à l’intérieur du site … Il faut donc tenir, sachant que le moment le plus important du festival est le set du pape de la techno, à savoir Richie Hawtin, et que son show commence à 8 heures du matin pour se terminer 6 heures plus tard. Voyons comment s’est passé ce « sprint » infernal contre la fatigue.


 
Il est 22h ce samedi soir, la ville de Mannheim est bien agitée, des confins de l’Europe entière, se tiennent en haleine des milliers de festivaliers prêts à danser toute une nuit, voire plus pour les plus téméraires. Le tramway est archi bondé, des Italiens ont amené une mini sono, ça gueule, ça chante, bref… on sent déjà que la nuit va être particulièrement agitée ! On prend ses marques, on découvre le site, tout est vraiment bien agencé : cinq hangars sont aménagés pour le coup, plus un énorme espace Chill-Out. 
C’est Monika Kruse qui ouvre le bal sur la floor 2, la miss nous balance une techno simple mais accrocheuse, on peut déjà commencer à danser. Il est minuit, le site se remplit et c’est Dubfire qui se charge de prendre la suite ; sa techno minimale est simple, mais tout comme Monika Kruse ça reste bon enfant et pas encore de quoi fouetter un chat… On se dirige tranquillement vers la troisième salle, Ricardo Villalobos va débuter son set, je vais enfin pouvoir contempler le talent d’un des plus grands dj de ces derniers temps. Le Chilien arrive enfin, mais la salle est pleine à craquer, impossible de bouger et ne serait-ce que trouver un minimum d’espace pour danser! Dégouté, je m’enfuis et je constate en sillonnant l’allée principale du festival, que le site arrive à saturation et qu’il devient très difficile de passer d’un endroit à un autre. Direction le Floor 4 qui à l’air d’être épargné par la foule… 
Choix judicieux car Barem est en train de distiller une minimal bien dansante ; au bout de quelques minutes, je suis conquis et déjà très impatient de voir la suite car c’est la nouvelle étoile montante de Berlin qui débarque : le jeune Seth Troxler! Son set démarre en trombe, le berlinois nous balance une deep house bien accrocheuse mais plusieurs points vont me faire vite abandonner le jeune prodige : d’abord la façon dont est présentée la scène du Floor 4. En effet, il n’y a aucun moyen de communiquer avec le dj, celui-ci étant caché par un mur d’ampoules il est impossible de voir ses réactions par rapport à la foule… si c’est passé correctement pour Barem car c’était presque la fin, là pour Seth Troxler ça devient carrément chiant de voir une grande tour illuminée crachant de la musique. Mais le principal problème est que le jeune homme a beaucoup de mal à enchainer ses tracks et son set perd toute sa saveur puisque les transitions deviennent vite indansables et carrément lourdes à supporter! 
Rien d’intéressant à me mettre sous la dent, c’est donc le moment de faire un premier détour par le Chill-Out. Le son est assuré par les Espagnols de Pulshar est là grosse claque inattendue, les mecs balancent une putain d’électro dub vocale, idéale pour se recharger les batteries. Il est bientôt trois heures et les grosses pointures vont débarquer … Imaginez un peu : j’ai le choix entre Carl Cox, Sven Väth, la bataille entre Luciano & Carl Craig, Madga et le champion de France toute catégorie confondue en techno : Laurent Garnier. Choix compliqué s‘il en est, cependant assez facile pour moi, n’étant pas très fan du gros Cox, sachant que Sven Väth et Garnier vont jouer au moins pendant 4 heures (5 heures et demie pour Laurent Garnier !) et que Madga n’est pas ma priorité ; je choisis donc la bataille  entre Luciano & Carl Craig en mode Berlin to Barcelona.  
Et là c’est parti pour 1h30 de pure folie ! Imaginez un peu… quand la housse de Luciano se mêle à la techno de mister Craig, ça donne une alchimie parfaite et une envie irrésistible de s’éclater, le public présent d’ailleurs ne semble pas s’y tromper, ça envoie du lourd! Je reste pendant deux heures, scotché au show de ces deux messieurs, quand l’envie me prend de « reposer » un peu mon cerveau sur une techno plus « douce » avec Madga; mais, la minimale de la miss ne prend pas ce soir, les jambes sont un peu lourdes, donc c’est reparti pour un arrêt au stand Chill-Out. Après une bonne demie-heure posé, me voilà reparti pour ce qui est probablement la fin du « Marathon ». 
Je rentre dans la dernière phase du festival, il est plus de 6 heures et Len Faki a déjà commencé son set depuis une heure. Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, Len Faki m’avait carrément époustouflé au Nordik Impakt, et là, rebelote! Faki nous déverse tout son savoir faire pour retourner une foule totalement acquise à sa cause. Une nouvelle fois, le public réagit encore à merveille avec le dj, on sent vraiment que tous les acteurs de ce festival sont des passionnés et présents pour se faire plaisir. Sa techno est d’une force prodigieuse, tout le monde gueule, tout le monde saute… ! Le petit matin ne pouvait mieux commencer, car dehors, il fait déjà jour et la température annonce déjà 15° à 7 heures et demie! Je laisse monsieur Faki nous achever avec son fameux remix de Dustin Zahn « Stranger to Stability » et je me dirige tranquillement vers le Floor 5 où Laurent Garnier joue déjà depuis 5 heures sous un dôme en ébullition. 
Mais voilà, la scène est très petite, je ne fais que constater que le monsieur est vraiment notre meilleur représentant et me dirige à nouveau sur la seconde Floor pour assister à la fin d’Henrik Schwarz. Malgré une fin de set convaincante, on sent bien que le public n’attend qu’une seule chose : se faire achever par Ritchie Hawtin ! Le set du canadien démarre en trombe, ça vacille dans tous les sens, on est carrément proches de l’idm tant les déflagrations sont violentes et inouïes! Je m’esquive au bout de deux heures pour savoir si Marco Carola vaut vraiment la peine de faire un break. Et, la réponse est oui : il nous balance une techno puissante et prenante, et une fois encore, seuls les présents peuvent témoigner de l’importance de bien gérer ses ressources tant la fin du festival n’est à manquer sous aucun prétexte! Après une fin de set remarquable, je me décide à prendre une dernière baffe avec le génie de la techno (Richie Hawtin pour les incultes). 



Mais voilà, il est déjà midi : c’est l’heure de se quitter et de repartir vers la France. En conclusion, je dirais que ce festival est LE lieu où tout amateur de Techno, House, Tek house, Deep house se doit d’aller! C’est un des plus beaux pèlerinages auquel j’ai pu assister : un respect énorme pour les festivaliers, des gens d’une gentillesse incroyable (les festivaliers français devraient en prendre de la graine !) et une programmation proche de la perfection. Je n’ai plus qu’un mot : à l’année prochaine !
 

10 janv. 2011

Another Great Impakt...

12th Edition - 5 / 9 October 2010.



Like each year, schools comeback in lower Normandie is to be done in Caen's area with the famous festival : Nordik Impakt.
This year, no coldness (usually the festival is held in early november) but rather a bright sun for the closing week-end. Maybe we could go with just one shirt? Anyway, we are still in Normandie and in evening time, so for this Nordik Incity (friday night), better plan to get sick the day after with the big closing night. This year, I went even the day before - I've been told about an off festival in town, plus a Tsugi night at Le Cargö (the city's gig venue for nowadays music), and I didn't need anything else to make me arrive one night earlier.



Scheduled for this night : Adam Kesher, Goose, Nasser, Mustard Pimp and Mr Maqs.
We arrived at Le Cargö and Adam Kesher is already done (what a shame!) and morevover Goose is already playing for several minutes apparently. The program was announcing a new project for the Belgium quartet and quite a lot of changes for their new album Synrise. Well, after two/three tracks, we can only say that it is still the same thing : rather edgy synthesizers added to a few guitare tunes from a rather insignificant pop. That is, it won't be today that I will start to like this kind of music.
In the small room next door, Mr Maqs is mixing, not so badly, and all styles; it makes you want to dance, it's fresh. We go again on the other side, the trio electronic-rock from Marseille "Nasser" will start. The specialised press announced that they might be the new Lcd Soundsystem... The journalist in question might be right, a very edgy music, drums, guitar and dj and here we go for one hour and a quarter of pleasure, a good discovery in short. We go back to the club scene, Mr Maqs keeps delivering his good little music, and it's still very fresh but it is rather late, and tomorrow the big ceremony will take place, so let's keep our strength and go to bed...



Let's get down to business, let's talk about the closing night.
Tonight we can't be late : electro's pope and main artist of the night is playing at 10.30 sharp. Maybe you already understood of who I'm talking about? I meant Sir Aphex Twin : aka Richard D. James for those who know him less. There are already a lot of people in the car park : bottles up, cans everywhere, and various sounds coming from cars as soundtrack. It is already 11 and I have to take my ticket at the invitational stand, but tiny problem : there is a quite long queue who doesn't seem to move very quickly. Thirty minutes later, there it is, I have my precious paper and I can go straight to the big stage to assist to the genius' show. No time for a drink, or tickets even, I have to be in the first ranks to appreciate at its best the talent of IDM sacred monster (intelligence dance music). As usual with Sir Aphex the last half hour is going in various unsimilar directions, and it is really hard to recognize all of his compositions but at least I know what he didn't play (more or less) : Come to daddy, Boxing Day, Girlboy, Windowlicker. And as each good show who has self respect, there is not only music, there are also visuals : a wall of at least a hundred meters long, covered by entangled triangles and more visuals covering them up, a creation by ANTIVJ. It gives us, in the end, a movie with the audience's faces transforming into Aphex Twin's own face. Simply incredible and a never seen before for me.
The show is of course ending too soon, it's a shame that he was on so early and blame on me for not paying attention to the time before. Now, place to Adam Beyer's tasty techno.

Before talking more about our show, let's review the festival scenes. This year, the Nordik Impakt (closing night) took place on three stages : the big stage (main floor), the second floor - with for decoration 12 pikes disposed in circle and representing the hours of a clock; the bar being in between this representation and the stage with its 3D screen to boost the dj's shows, and the 'lost floor' that I will call 'the beach' (you will understand why later).
Let's go back to the main floor, and on for Mr Adam Beyer. His 'tek housse' that I knew few of is making its effect : it's powerful, minimal as it should, without being annoying : perfect program's choice for the ArtsAttack team (few big artists, but quality names for live sets of one hour thirty, even two hours for some).
We hurry to the second floor to discover Jack Beats, little prodige, so they say, of bassline. And it was a very good discovery, no whoring electronic like Ed-Banger, but rather a big bass to remix the best tracks of nowadays, and to give a beautiful conclusion with the boisterous song 'Get Down' that I recommand for all lovers of the kind.
It is already 3 o'clock in the morning, it's now the turn for one of the biggest figure of dubstep to start : Benga, aka Beni Uthman : big bass, big sound raging all the way. Yes, it is still the same that I saw in Dour and twice in Paris, but it's still that good. For those who would like to know more about the guy, I would advise to have a listen to the bombastic songs he's producing right now.
Damn! 1h30 is going so quickly when we are in a gig, and now I only know Don Rimini for the rest of the night but it isn't a problem since it is time for discoveries. The second floor is proposing drum n'bass, and I'm going to see how A.MOCHI is doing, one of the reference for japanese's techno. It isn't really my type of thing, techno without much flavour and quite difficult to alternate with repeated and 'quiet' rhythms, when you just spent one hour and a half to jump like crazy on big violents basslines.
Therefore, I go to familirize myself with the Lost Floor and its thin sand, and who says sand says lazyness, says also beach chair. And it's quite good since there is one line of those next to the scene. Incredible once again, this Nordik Impakt is quite well organised. We then found ourselves laying in those chairs, moving like stupid on Don Rimini's quite explosive set. In any case, it is way better than in Dour or in a club (playing for fluokids, electro teenager version).
The energy is filled up so we can hang until the end of the night, we decide to see if we can still find love for the hardcore scene. This year it's Maissouille who is there, but if parties are good to discover violent electro, it is too repetitive and agressive at this hour; I can't even handle it for fifteen minutes!
Not really a problem, since Len Faki (Berlin's Berghain Club's resident) already started his show and on for more than 2 hours of devilish techno. We often say than the best is kept for the end : it is true, definitely the best moment of the weekend and as well the best discovery. A minimal techno quite  mindtaking and dancing even if it is still techno and that it is rather difficult to 'dance to the max'.
Anyway, like I was saying, the guy is handling it like a pro, it shows that he is most pleased to play here, with for proof, 20 minutes of extra show, and as the festival end's song : Dead By Housse. Genius, simply magical and for all the style's lovers who didn't know it yet.



And another success... Nordik Impakt is THE meeting for electronic music's lovers in the north of france. Amazing visuals (congratulations in order for antivj), great spaces to relax to, and as usual, a program more than pertinent, giving what we are proposed elsewhere.
Two last words before the usual top/flop : congrats and thanks!



Top
1. Len Faki
2. Adam Beyer
3. Aphex Twin / Benga


Flop
1. Aphex Twi's set (way too early)
2. Waiting to get your pass back
3. Ed Banger's people on the Last Floor stage from 23h30 to 4h00 (you will say : there should be for everyone, and i should reply i need a third flop")



By Mr Tintin. Translated by LittleSyd. Images from web.

28 nov. 2010

Encore un bel Impakt…

12e Edition - 5 au 9 Octobre 2010


Et oui comme chaque année la rentrée en Basse Normandie se fait du côté de Caen avec le fameux festival : Nordik Impakt.
Cette année, point de froid (d’habitude le festival se tient début novembre) mais plutôt un grand soleil pour le week end de clôture … hum, on va peut-être y aller en tee-shirt du coup ? Bon, on reste quand même en Normandie et en soirée donc pour ce Nordik Incity (le vendredi soir), mieux vaut prévoir le coup pour ne pas être malade demain avec la grosse soirée de clôture. Du coup cette année, je débarque la veille - on m’a parlé d’un festival off dans la ville en before - et d’une soirée Tsugi au Cargo (la salle des musiques actuelles de Caen), il ne m’en fallait pas plus pour me faire venir une soirée plus tôt.


Au programme de cette soirée : Adam Kesher, Goose, Nasser, Mustard Pimp et Mr Maqs.
On arrive donc au Cargo, Adam Kesher est déjà passé (dommage !) mais en plus Goose joue déjà depuis quelques minutes apparemment. La programmation avait annoncé un nouveau projet pour le quatuor Belge et pas mal de changements avec leur nouvel album Synrise. Et bien, après deux trois titres, force est de constater que c’est toujours la même chose : des synthés bien énervés ajoutés à quelques riffs d’une pop pas bien folichonne… Bref, ce n’est pas encore aujourd’hui que je vais accrocher à ce style. 
Dans la petite salle à côté, c’est Mr Maqs qui mixe, pas mal, tous les styles sont confondus, ça donne envie de danser, c’est frais. On repasse de l’autre côté de la salle, le trio électro-rock Marseillais Nasser va débuter. La critique spécialisée a annoncé qu’ils pourraient bien être les nouveau Lcd Soundsystem… Le journaliste en question ne s’est peut-être pas trompé : une musique bien énervée, une petite caisse, une guitare, un dj et c’est parti pour une heure et quart de plaisir, une bonne découverte en somme. On retourne à la scène club, Mr Maqs continue à nous délivrer de bonnes petites notes musicales c’est toujours aussi frais mais il se fait tard, demain la grand messe va avoir lieu alors gardons des forces et allons nous coucher…


Passons aux choses sérieuses, place à la soirée de clôture.
Ce soir il ne faut pas traîner : le pape de l’électro et tête d’affiche principale de la soirée joue à 22h30. Vous avez peut-être déjà compris de qui il s’agit ? Je veux parler de Sir Aphex Twin : aka Richard D. James pour les moins connaisseurs. Il y a déjà pas mal de monde sur le parking du hall des expositions de Caen : ça vide des bouteilles, canettes à tout va, le tout sur divers sons électro venant des voitures. Il est déjà 23h00 je dois prendre mon pass au stand invitations mais problème il y a une longue file devant qui n’a pas l’air de bouger très vite. Une petite demi heure après, ça y est, j’ai enfin mon précieux sésame et je peux filer direct sur la grande scène pour assister au show du génie. Pas le temps de prendre un verre ni de ticket boissons, il faut se placer correctement pour apprécier au mieux le talent de ce monstre sacré de l’IDM (Intelligent Dance Music). Comme d’habitude avec sir Aphex, la dernière demi heure se barre dans tous les sens, il est vraiment difficile de reconnaître toutes ses compositions mais au moins je sais à peu près ce qu’il n’a pas joué (Come to Daddy, Boxing day, GirlBoy, Windowlicker) . Et comme tout bon set qui se respecte, il n’y a pas que la musique dans un concert, il y a aussi les visuels : un mur d’au moins 100m de long, recouvert de triangles imbriqués avec des visuels projetés par-dessus, une création d’ANTIVJ. Ce qui nous donne, au final de la composition, un film des visages du public, se transformant en tête d’Aphex Twin, tout simplement incroyable et pour moi du jamais vu !
Le set se finit évidement trop tôt, dommage de l’avoir fait jouer d’aussi bonne heure et faute à moi qui n’ai pas vu le temps passer en before de la soirée, maintenant place à la techno savoureuse d’Adam Beyer.

Avant de rentrer un peu plus dans le vif du sujet, faisons un petit tour du propriétaire : cette année le Nordik Impakt (la soirée de clôture) se déroule sur trois scènes : la grande scène (main floor); la Second Floor : comme décoration douze piquets en cercle représentant les heures d’une horloge, avec le bar entre cette représentation et la scène avec un écran 3D pour booster la prestation des DJ’s; et la Lost Floor que j’appellerai « la plage » (vous comprendrez plus tard).
Retour sur la main floor et en avant Mister Adam Beyer. Sa tek housse que je connaissais peu fait son effet : c’est puissant, minimal comme il faut, sans être rébarbatif : parfait choix de programmation du team ArtsAttack (peu de têtes d’affiche, mais des noms de qualité pour des sets d’au moins 1h30 voire 2h00 pour certains).
On file sur la second floor pour y découvrir Jack Beats, petits prodiges à ce qui parait de la basseline. Et se fut une très bonne découverte, pas d’électro putassier à la Ed-Banger, mais plutôt de la grosse basse à vous remixer les meilleures tracks du moment, et de nous donner une magnifique conclusion avec la tapageuse song « Get Down » que je recommande à tous les amateurs de ce genre.
Il est déjà 3h00 du mat, c’est désormais à une des plus grande figure du dubstep de commencer : Benga alias Beni Uthman : Grosses basses, gros son qui tabasse dans tous les sens, oui c’est bien le même que j’ai vu à Dour et deux fois à Paris mais c’est toujours aussi bon ! Pour ceux et celles qui voudraient en savoir plus sur le bonhomme je vous conseille d’aller écouter les bombes qu’il nous gratifie en ce moment.
Punaise ! 1h30 ça passe très vite quand on est en concert, désormais je ne connais plus que Don Rimini à l’affiche de ce qui reste au programme mais ce n’est pas bien grave puisque c’est le moment des découvertes. La second floor proposant de la drum’n’bass, je vais voir comment se débrouille A.MOCHI, une des références de la techno japonaise, ce n’est pas trop mon délire, une techno sans trop de saveur du moins difficile de passer à des rythmes répétitifs et «posés » quand on vient de passer une heure et demi à jumper comme un dingue sur des grosses basses bien violentes.
Du coup allons nous familiariser avec la Lost floor et son sable fin, et qui dit sable dit farniente, qui dit farniente dit transat… et ça tombe bien puisqu’il y a une rangée de transat à côté de la scène ! Incroyable encore une fois, ce Nordik Impakt est vraiment bien organisé. Du coup on se retrouve - excusez du terme- vautrés dans ces fauteuils à bouger comme des imbéciles sur un set bien explosif du sieur Don Rimini ; en tous cas, bien mieux qu’à Dour ou en Club à jouer pour des fluokids en mode électro teenager.
Les batteries sont rechargées de façon à tenir jusqu’à la fin de la soirée, nous décidons de voir si il nous reste encore de l’amour pour la scène hardcore. Cette année c’est Maissouille qui s’y colle mais voilà, les teufs c’est bien pour commencer à découvrir l’électro violent, mais c’est très répétitif et trop agressif à cette heure ; je ne tiens même pas ¼ d’heure !
Pas grave puisque Len Faki (le résident du Berghain Club à Berlin) a déjà commencé son show et c’est parti pour plus de 2h00 de techno endiablée. On dit souvent qu’il faut garder le meilleur pour la fin … c’est clair, assurément le meilleur moment du week end ainsi que la meilleure découverte : une techno minimale bien prenante et bien dansante malgré le fait que çela reste de la techno et qu’il est difficile de «danser à fond ». Qu’importe, et comme je vous le disais, le monsieur assure à mort, on voit qu’il est ravi de jouer ici avec, pour preuve, une rallonge de 20 minutes de son set et, comme clôture du festival, Dead by Housse : génial, tout simplement magnifique et à faire découvrir à tous les amoureux du style qui ne connaissent pas encore.


Encore une réussite et pari réussis ! Le Nordik Impakt reste LE rendez-vous des amateurs de musiques électroniques au niveau du Nord de la France. De superbes visuels (mention « félicitations » à Antivj), des espaces pour se poser un peu partout et comme d’habitude, une programmation plus que pertinente au vu de ce qui peut tourner dans ce milieu en bon comme en beaucoup moins bon.
Deux derniers mots avant le top/flop (habituel) du festival : Bravo et Merci !


Top
1. Len Faki
2. Adam Beyer
3. Aphex Twin / Benga


Flop
1. La programmation d’Aphex Twin (beaucoup trop tôt)
2. L’attente pour récupérer son billet au stand Invitation
3. La scène Ed Banger monopolisant la Last Floor de 23h30 à 4h00 (mais me direz- vous : « il en faut pour tous les goûts », ce à quoi je répondrais : j’ai besoin d’un troisième flop)


Par Mr Tintin. Images du web.

22 nov. 2010

Gig Review : Clubbing Night for 'Cultures Elektroni[K] 2010'

Clubbing Night - Cultures Electroni[K]
10.14.2010 @ Ubu, Rennes.


Dye, Bot'ox, Logo, Superpitcher.


   Doors-11 pm. A few people got in as the show slowly began. Dye started deejaying and gave a nice rhythm while the crowd got more numerous. After local bars closing time, the venue became crowded, and alcohol flowed. The beginning of the set was not very good but it ended in a marvelous way.

   Bot’Ox played next, and they really impressed me. The duo transformed itself on stage, and into a quartet, playing guitar, bass, drums, and machines. The clubbers enjoyed this and got crazy on the sticky dance floor. There was a mask of a giant head on stage. The rather long songs punctuated with cries produced ecstasy in the audience. Everything was fluid, energetic and powerful.

   Logo have recently been signed up by French label Kitsuné -smart one, it is a fresh and dancing bomb! It had been a while since I made a discovery like this one. I think I am still not over it. They made it straight to my DJs top list alongside Brodinski, Mondkopf or South Central. I would just say one thing- go see them live! I heard it was one of their first live performances, and I have to say they sounded really great.

   To end it all beautifully, German Superpitcher got on stage. I don’t really know what to say about him- I only listened to the beginning of the set. It was awesome, but I had an early train to catch the morning after so I headed back home to sleep.


by Josephine. Translated by Comète.

29 oct. 2010

Rock en Seine 2010 - Compte Rendu


Rock en Seine is not Dead !

 
Rock en Seine a une mauvaise réputation : pour moi ce n’est pas vraiment « un vrai » festival, un public hype branché sur la dernière mode et mou du genou, une programmation quasi anglophone, leur politique d’exclusivité, des annulations de dernière minute et enfin la fin des concerts à 00h30 pétantes pour permettre au pauvre parisien de rentrer chez lui en métro.
Mais cette année, la programmation étant une fois encore au-dessus de la normale pour la France, ma présence sur ce lieu, à moins d’une heure de chez moi, devenait obligatoire.
Commençons donc par le vendredi, je voulais débarquer pour Foals mais mon organisation pour l’hébergement sur Paris fut tellement longue que nous ne sommes arrivés que pour les affreux The Kooks. Bon… c’est toujours aussi peu intéressant, du coup, choisissons d’aller bien nous placer pour une des grosses attentes du weekend  : Cypress Hill !
Un peu déçu quand même, niveau présence B-Real et  Sen Dog  assurent à mort, à mon avis en salle l’intensité ne doit pas être la même mais cela reste quand même très sympa de commencer un festival avec cette set-liste :
Get 'Em Up
Hand on the Pump
When The Shit Goes Down
How I Could Just Kill a Man
Real Estate
Latin Thugs
Armada Latina
Insane in the Brain
I Wanna Get High / Stoned Is The Way of the Walk / Hits from the Bong
Dr. Greenthumb
K.U.S.H
Julio G & Bobo Solo
It aint nothing
Lick a Shot
I Ain't Goin' Out Like That
Rise up
Rock superstar
 
Pas de Black Rebel Motorcycle Club, la faute à un estomac capricieux et à une file d’attente au stand bio très conséquente. A présent, petit dilemme : Blink 182  ou  DeadMau5 ? Vu mon penchant pour la musique électronique, je choisis la souris morte et bien m’en a prit. Le gazier a abandonné sa passion pour la housse et se fait plaisir dorénavant avec des sons bien électros (j’entends par là : saturation des montées, reprise des daft, beats puissants et bien rentre dedans) mais surtout il finira son set par du dubstep pas trop violent idéal pour clore un live bien prenant. Underworld finira la journée avec un concert assez mou et sans grand intérêt à part pour les fans des synthés des années 80.

Stereophonics
Le samedi c’est plus joli... Stereophonics commence : soyons lucide, c’est sympathique le temps d’une ou deux chansons, mais c’est tellement répétitif qu’il faut mieux fuir. Two Door Cinema Club : j’aime bien le concept mais en live c’est du vu et revu, bref sans intérêt ! On attend Jonsi, le chanteur de Sigur Ros, on nous annonce que le matériel du groupe n’est pas là et que l’on devra se contenter d’un concert acoustique, mais pourquoi pas ? Laissons lui sa chance. Au bout de 10 minutes ce n’est pas possible je n’accroche pas du tout donc direction la grande scène pour Queens Of The Stone Age. 20h20 la bande à Josh Homme débarque et c’est parti pour 1h10 de plaisir malgré un public assez mou, mais dans l’ensemble c’est toujours sympa de les (re)voir surtout quand ils clôturent par « A Song For The Dead ». Je vous laisse le soin d’apprécier (ou non) leur set-list :
Feel Good Hit of the Summer
The Lost Art of Keeping a Secret
3's & 7's
Sick, Sick, Sick
Misfit Love
Monsters in the Parasol
Burn the Witch
Long Slow Goodbye
Little Sister
I Think I Lost My Headache
Go With the Flow
No One Knows
A Song for the Dead

Jonsi
Vite, vite Lcd Soundsystem va commencer, ça fait en plus 5 ans que je ne les ai pas vus... On se faufile (non sans mal) le plus près possible pour apprécier au mieux le spectacle. Verdict : le son est très bon, James Murphy est en très grande forme, il a la classe comme d'habitude. L'ambiance décolle enfin et malgré un léger coup de mou au milieu (faut bien trouver quelque chose à redire), le concert est nickel grâce aussi à une setlist proche de la perfection :
Us v Them
Drunk Girls
Get Innocuous
Daft Punk Is Playing At My House
All My Friends
I Can Change
Tribulations
Movement
Yeah
New York, I Love You But You're Bringing Me Down / Empire State of Mind
Place à Massive Attack en mode grande scène, oui mais voila, il y a 50 000 personnes devant nous. Impossible de profiter correctement, du coup j’ai du mal à rentrer dedans surtout que le début du set est un peu poussif. On cherche désespérément une bonne place mais rien n’y fait et c’est la mort dans l’âme que nous allons nous placer pour les clowns de l’électro (ou les usurpateurs, c’est à vous de choisir), à savoir les 2 Many DJ’S. Bon en fin de soirée c’est toujours plaisant de pouvoir se lâcher sur Mr Oizo, Metallica ou autres Joy Division. Pour s’en rendre compte voici une setlist non exhaustive :
The Chemical Brothers - Hey Boy Hey Girl
Mumbai Science - Ancova
Boris Dlugosch - Bangkok
Mr. Oizo – Vous êtes des animaux
Boys Noize & Erol Alkan - Lemonade
Guns 'N' Roses - Welcome To The Jungle
Mr. Oizo - Positif (Soulwax Edit)
Queen - Another One Bites The Dust
Afrojack - Pacha On Acid
The Adventures of Stevie V vs. ABBA vs. Pink Floyd - Dirty Cash (Money Talks) vs. Money, Money, Money vs. Money
Zombie Nation - Kernkraft 400
MGMT - Kids
AC/DC - You Shook Me All Night Long
Dillinger - Cocaine In My Brain
Phoenix - If I Ever Feel Better
Alex Gopher - Aurora
Carte Blanche - Gare Du Nord
David Caretta - Vicious Game
Eurythmics - Sweet Dreams
Daft Punk - Robot Rock
Justice - Phantom Pt. II
New Order - Blue Monday / The Beach
Max Romeo - Chase The Devil
The Prodigy - Out Of Space
Joy Division - Love Will Tear Us Apart
 
Déjà dimanche, aujourd’hui l’objectif est de rater le moins de concerts possible… C’est bien beau à dire mais encore faut-il le respecter ! On arrive pour les Black Angels qui nous propagent un rock psyché malheureusement pas en adéquation avec l’heure. Autant se rendre à Eels. E. et sa (belle ?) barbe déboulent sur scène pour délivrer un concert pour le moins étonnant quand on connait un minimum ce groupe. En fait, c’est beaucoup plus lent et moins « énervé » qu’avant, quitte à transformer un bon nombre de titres, du coup on en est à se demander si c’est bien le bon groupe (mais la barbe est bien accrochée, ce qui clôt très vite le débat). Je vais faire un tour à I am un chien, alors que le descriptif parlait de « mélange électro tonitruant en mode fusion » ; les dix minutes chrono que j'en ai vu de loin m'ont fait vite fuir. C'est de l'électro-« rock » fait par des jeunes jeans slims et hauts moulants, pour des jeunes jeans slims et hauts moulants. Direction Beirut ! J’adore sur cd donc allons se mettre devant pour un des meilleurs concerts de ce weekend ! Zach Condon entonne Nantes et c’est parti pour à peine une heure d’enchantement. Le concert partira dans tout les genres musicaux (du folk, du rock, du tzigane …) et le public ne s’y trompe pas, c’est un succès total, encore une fois dommage que ce set fut si court. Malgré tout, pour les curieux (et curieuses) la set liste :
Nantes
The Shrew Elephant Gun
Cocek
Postcards From Italy
Scenic World
Carousels
Cherbourg
East Harlem
The Akara
A Sunday Smile
Mount Wroclai
The Gulag Orkestar

C'est triste mais je vais devoir me taper les Ting Tings (en me posant sur la butte à droite hein, pas dans la fosse) pour ne pas me faire griller avant Arcade Fire. Dois-je encore parler des Ting Tings ? Je ne sais pas, le public était à fond, ça jumpait tout le temps, la contamination électro-rock à son apogée, 3 notes sur une basse, un beat sautillant, vous faites danser 10 000 gamins. Vive le 21ème siècle !
Du coup enchainement sur Wave Machines, je hoche péniblement la tête devant cette pop-rock inoffensif mais pas désagréable mais le cœur n’y est (presque) plus. Je zappe Roxy Music pour être sûr de bien se placer pour les arcades en feux. De loin on entend la voie de Bryan Ferry, dommage quand même de rater sa dose de légende mais j’ai un vieux compte à rendre avec mes petits canadiens (que je n’avais vu que 15 minutes en 2005 à l’époque de Funeral Songs, un des meilleures disques et live de cette décennie).

Wave Machines


22h20 la grand messe délivrée par Arcade Fire commence, le public est à fond dedans dès les premières notes et c’est parti pour quarante minutes de folie (j’avais un train à prendre à minuit pour rentrer dans ma très chère Normandie ; il faut croire que je ne verrai jamais un concert d’Arcade Fire en entier). On commence par Ready To Start et à entonner les paroles par cœur, on se lâche sur Keep The Car Running et No Cars Go bien que se ne soit pas leurs meilleures compositions, et on retombe un peu (mais avec le sourire) avec Haïti et Modern Man, et pour moi il est temps de finir cette session.


Pour conclure, cette édition 2010 de Rock En Seine fut une réussite et une réconciliation avec les festivals parisiens : un public assez présent et plus respectueux que les autres années, pas d’annulation de dernière minute, et une facilité de circuler sur le site vraiment agréable malgré le sold out. Mais il y a toujours un mais : un temps très mitigé, des concerts qui durent au maximum une heure et qui ne dépassent surtout pas minuit et demie.

Le Top

1 Beirut
2 LCD Soundsystem
3 Arcade Fire
4 DeadMau5
5 Queen of the Stone Age

Le Flop 

1 Eels
2 I am un Chien
3 Cypress Hill (pour les conditions moyennes et qu’il me faut trois flops)

By Mr. Tintin
Photos by LittleSyd.

Dour 2010 - Compte Rendu



   Départ mercredi matin de Normandie, objectif : camper au camping A, marre d’être tous les ans, ou presque, logés au camping C et se taper des heures de marche quand tu fais plusieurs aller/retour camping/site par jour. 
Arrivée à 12h sous un beau soleil, tout va bien : juste une petite heure à attendre que les portes ouvrent et on va pouvoir en profiter pour commencer déjà l’apéro. Puis c’est comme au village d’Astérix : à l’ouverture des portes, tout le monde se précipite (mais dans la bonne ambiance) au camping pour obtenir les meilleurs emplacements possibles. Jusqu’ici tout va bien mais de gros et épais nuages noirs déboulent : c’est la tempête qui gâche un peu ce début de festival mais au camping tout le monde est conscient qu’il vaut mieux qu’elle arrive avant.

JEUDI

Jeudi matin, encore un peu grisonnant, mais à présent, on rentre dans le dur, les concerts vont commencer… l’apéro est servi dès le réveil : cette fois c’est vraiment parti !

On commence avec l'électro de Peter Digital Orchestra : du son qui fait bouger tout le monde en mode electronica/bump, ça envoie du lourd : parfait pour commencer la journée et les sourires apparaissent déjà … La suite pour moi c’est New York Ska Jazz Ensemble, déjà vu il y a quelques temps à Dour, c’est toujours aussi bon quand on apprécie ce genre de musique, la section cuivre est toujours aussi déchainée et ça permet de se défouler, bref c’est bien. 
Passage éclair devant Piano Club, le nom est beaucoup plus accrocheur que leur musique, la pop pour teenagers n'étant pas mon style. Début de Baronnes mais je ne suis pas plus dans ce mode là que dans le précédent groupe du moins au vu de mon taux d’alcoolémie, donc je me décide à rejoindre le gros de la troupe au camping pour recharger les batteries avant Faith No More. Le show peut commencer, Patton toujours aussi bon et aussi enthousiaste livre une très bonne copie, par contre il y a comme un air de déjà vu par rapport à Rock en Seine mais bon ne chipotons pas c’est toujours aussi plaisant à regarder. Moderat va commencer juste à côté en plus c’est idéal pour débuter la soirée électro ; et là, grosse claque dans la gueule c’est du Modeselktor à leurs débuts : des sons bizarres/barrés avec une touche d’électro de la part d’Apparat et pour contempler le tout de très beau visuels avec Pfadfinderei à la baguette. 
Du coup Le Bal des Enragés ne sera vu même pas 15 minutes, dommage car le peu écouté ne me semblait pas mal du tout pour s’éclater sur ce genre de musique. La majorité de mes potes étant fans de Sinden, tout le monde se rejoint donc pour le show de The Count & Sinden, découverte pour moi, et - quel plaisir ! - de la bonne techno bien faite et qui fait bouger sans se prendre la tête, bref première bonne découverte de l’édition. Puis viennent les tant attendus Schlachthofbronx, sur maxi/cd/ep ; on se dit que ces mecs doivent envoyer du lourd sur scène et bien non, de l’électro sans intérêt en mode booty bump à percussions saturées puis accélérées, du coup très répétitifs et vraiment pas difficile à faire quand on se dit DJ. 
Ensuite, passage à la Magic Tent pour voir, à ce qu’il parait, les génies de la drum&bass à savoir Black Sun Empire… Et bien c’est de la drumbass quoi ! Ces mecs n’ont rien inventé de nouveau, donc passons notre chemin et allons plutôt nous concentrer sur la fin de soirée à la petite maison dans la prairie. On arrive à la fin du show de Captain Ahab & Sicboy, difficile de classer quelque part ce genre de musique tellement c’est barré dans tous les sens ! On se rapprocherait plus du breakcore de cirque mais, comme au cirque on s’y amuse bien et à mon avis des trois concerts donnés à ce moment, celui-là avait l’air le plus intéressant surtout qu’on s’y défoule à mort. Borgore arrive avec son nouveau dubstep qu’il définit comme du « GoreStep ». Ouais, c’est sur, il y a bien quelque chose de nouveau : c’est plus méchant dans les basses, ça va plus vite et ça part limite parfois dans le breakcore du coup ça me plait et c’est génial pour clôturer la soirée.

Top
1 Moderat
2 Borgore
3 The Count & Sinden
4 Faith No more
5 Peter Digital Orchestra

Flop
1 Le Bal Des Enragés (pour le très peu de temps que je les ai vu)
2 Schlachthofbronx
3 Captain Ahab feat Sickboy (pareil que la première place)


VENDREDI

Le vendredi commence avec Chrome Hoof, déjà vu au RDTSE (ndlr : festival le rock dans tous ses etats/ Evreux) , mais avec un son inaudible, et malheureusement, c’est presque identique au Club-Circuit Marquee. Pourtant la musique est toujours aussi bonne, ça donne la pêche, on peut donc bien commencer la journée (mais ce n’est que le début des problèmes de son du jour …). 
Le rock belge m’intéressant très peu, je décide je découvrir Hypnotic Brass Ensemble, une fanfare mêlant Hip hop, Jazz, Ska et sonorités reggaes… parfait pour moi. Et bien, mes enfants, quelle découverte ! Huit types aux cuivres, un batteur et c’est parti pour une heure de danse intensive, les mecs sont ravis d’être là et font partager leur plaisir avec le public. On va rapidement faire un saut pour la fin de Zenzile qui ne m’avait pas plu du tout lors de leur dernière prestation où ils avaient oublié leurs penchants pour le dub-électro ; c’est du passé : retour aux sources. On peut donc se réconcilier et les revoir avec plaisir une prochaine fois.
A présent, premier dilemme de la journée, choisir entre The Subways et High Tone ; j’ai déjà vu ces deux groupes, je les apprécie énormément mais vous me connaissez j’ai un léger penchant pour le dub, donc va pour High Tone et la découverte de leur nouvel album en live. Toujours dans le même style, le groupe envoie son électro-dub fracassant, ces nouveaux morceaux sont pas mal du tout (mais pas aussi impressionnants qu’avant); la fin avec Freakency déchire tout et met tout le monde d’accord, moi le premier. 
N’étant pas fan de métal mais restant curieux, je décide de suivre mes potes pour voir Gwar, le show en lui-même vaut le déplacement mais musicalement c’est vraiment mais alors vraiment pas ma came donc 10 minutes et puis s’en vont, retour au camping pour se préparer pour Atari Teenage Riot. J’attendais ce concert depuis un bon moment, c’était le plus rapide et le plus intense du festival, mise à part quelques fissures au niveau des micros et du son, le spectacle fut parfait en tous points, la set list, pas du tout dans l’ordre mais il y avait : Revolution Action, Speed, Rage, Sick to Death, Start the Riot, Too dead for me, Deutschland, Activate et quelques autres bombes que je n’ai pas reconnues. 
Place maintenant à Chris Cunnigham, un des rares représentants de la catégorie IDM cette année. Le gars nous offre un solide spectacle visuel (un peu comme Aphex Twin l’année dernière) et musicalement c’est génial : ça monte, ça descend, c’est beau, c’est frais j’adhère comme d’habitude depuis que je me suis mis à apprécier ce genre de musique. Je vais voir si Carl Craig n’a pas finit son live, il est encore là et c’est parti pour ce qu’on fait de mieux en techno en live (après c’est vrai je ne suis pas un grand spécialiste en la matière…). Du très très bon comme d’habitude, tu ne peux pas t’empêcher de danser ; ce mec est vraiment un digne représentant de la musique techno. Mais une demi-heure après, c’est fini ; j’ai déjà vu plein de fois Dave Clark et je préfère nettement aller voir les amis de Modeselektor à savoir Otto Von Shirach. Toujours aussi prenant, ce live est encore une fois bien maitrisé, on savoure à chaque titre ses morceaux qui envoient du lourd et qui partent dans tous les sens. Malheureusement le son est catastrophique et personnellement ça me casse vraiment les oreilles, pourvu que ça ne soit pas la même chose avec Bong-Ra
Vu qu’il y a une demi-heure de battement avant le prochain concert, je me décide à voir un peu la soirée Forma-T (mais qui me fait peur à la vue des DJ qui passent) et je tombe sur A-Trax qui, au moins, à mon avis, aura sauvé la pauvre qualité musicale de ce chapiteau. De retour pour Bong-Ra et là, l’impression de cassage des oreilles continue et même devient pire, je me force à rester pour apprécier le bonhomme et ses acolytes mais j’ai vraiment trop mal à la tête et la dernière pilule ne passe pas... Je vais me coucher, rien ne m’intéresse à côté.

Top
1 Atari Teenage Riot
2 Hypnotic Brass Ensemble
3 Chris Cunnigham
4 Zenzile

Flop
1 Le son pour Otto von Shirach et Bong-Ra
2 La soirée Forma-T qui monopolise un chapiteau pour une soirée





SAMEDI

Samedi journée du dubstep et du reggae … miam-miam !

Beaucoup de mal à me lever ce matin, aussi, c’est sur les coups de 17h que je vais sur le site pour enfin découvrir en live les Inna De Yard All Star, du reggae jamaïcain en mode acoustique, où le principe est, pour chaque chanteur, d’interpréter deux chansons puis de passer le micro à un autre tout en choisissant un des divers instruments. Comme prévu, le show est parfaitement rodé (bon ça va faire un an qu’ils tournent, donc c’est logique) mais franchement avec le beau soleil, ce moment est un pur plaisir ! 
Rapide passage devant Os Mutantes, du rock/folk psyché brésilien, ouais c’est pas mal mais trop tôt (ou encore en mode comateux du reggae) et ça braille un peu trop mais je pense qu’une fois chaud dans sa tête, ce groupe doit bien passer; dommage, car là ce n’est pas le moment. Du coup, retour sur la scène reggae avec un des groupes les plus anciens : Third World. Avec le temps, ce groupe a très mal vieilli, même si le reggae c’est mou, ce n’est pas une raison pour être aussi nonchalant que ça mais bon tant pis pour nous. 
Rendez-vous est pris avec le retour des Raggasonic. Big Red s’est rasé la tête, ça fait bizarre, mais les loustics sont contents d’être là et ça se voit. Tous leurs hits y passent et malgré les doutes que j’avais eu à leur retour, je peux dire que même si c’est pour l’argent, au moins leur come-back scénique est réussi et vaut le coup pour tout amateur de ce groupe. 
Un peu de soul pour changer et afin de nous rapprocher de la Last Arena, place à Lee Field & The Expressions, du funk à l’ancienne mais avec une impression de déjà entendu avec les albums du Motown, mais comme c’est le seul concert dans ce genre, on reste et on se doit d’apprécier jusqu’au bout. 
Maintenant De La Soul va commencer… bon il est déjà 22h20 ils ont déjà 20 minutes de retard. Enfin ils sont là, « LA tête d’affiche » hip hop de cette année. Et bien bonjour le bide : primo, une panne de micro et les mecs sont obligés de se passer les rares qui marchent ; c’est assez rigolo car tout le monde se retourne et regarde le gars de la régie en lui disant : « T’as pas l’impression qu’il y en a qu’un qui marche !? » Secundo, pourquoi ont-ils changé les textes de certaines chansons, notamment All Good et Ooh? Dommage, l’idée de mettre un orchestre n’était pas si mal, mais là je m’ennuie… Bon, je sais, au moins que je vais trouver mon bonheur à la petite maison dans la prairie, ce soir c’est soirée Dubstep ! 
C’est Starkey qui débute et l’ouverture est une tuerie ! Le mec ne s’embête pas il ramasse les tubes dubstep à la pelle et les travaille à merveille pour le plus grand plaisir des festivaliers aimant ce genre de son. Pour faire plaisir à mes amis, je vais voir Chinese Man pour la cinquième fois, bon c’est du vu et déjà vu mais l’ambiance au Dance Hall est vraiment bonne et certaines de leurs chansons ont été retravaillées pour faire bouger : résultat bon moment, mais vivement la suite, toujours à la petite maison dans la prairie.  
Emalkey s'y colle et là, au moins, on entre dans des vraies compositions et la fin avec la splendide When I Look At You déchire tout et met tout le monde d’accord ; Emalkey fait partie de la Cour des Grands du Dubstep. Puis c’est parti pour 2h30 de folie avec, aux platines, Skream & Benga accompagnés en tant qu’MC de Sergent Pokes. Bon, difficile de décrire, vu que je n’ai pas décollé mes oreilles des baffles devant moi donc pour résumer, j’étais à fond dedans ! C’était vraiment trop prenant et trop méchant ! Leurs accélérations sur les In For The Kill ou Crunked Up, ou autres bombes musicales m’ont totalement renversé, un des meilleurs moments de ce festival ! 
Presque 4h que j’écoute le même style musical, il serait peut-être temps de changer, oui mais voilà, après avoir parcouru les 3 autres tentes, il n’y a rien à se mettre sous les dents à part, peut-être, Lefto Vs Simbab, le seul truc vraiment raisonnable et encore la musique n’est faite que de remix d’anciens tubes rap américains, mais comme leurs choix sont judicieux sur la sélection, et bien, on fait avec et on attend la redescente avec les titres de Mop, Cypress, Wu-Tang et autres délires hip hop ricains. Dommage de rentrer au camping sous cette impression-là, le festival est en mode économie, et ce n’est pas le concours d’air guitare de demain qui fera augmenter le budget, ça c’est sur.

Top
1 Skream/Benga
2 Inna de Yard
3 Emalkey
4 Starkey

Flop
1 De la Soul
2 Il y a aucun groupe valable à 4h du mat
3 Third World


DIMANCHE

Punaise, aujourd’hui, dimanche, c’est déjà la fin, il va falloir profiter ! Oui mais voilà : l’apéro s’est prolongé et nous ne sommes sur le site qu’à 18h. Et comme d’habitude à Dour, il faut choisir entre les concerts, au menu : Tinariwen, Monotonix ou Brother Ali … Bon on va essayer les Maliens du désert Tinariwen, ce n'est pas trop mon truc, je préfère les sonorités jamaïcaines donc je me sauve avant de comparer ce groupe à du Mamadou et Maryam. Petit détour obligé par les dingues de Monotonix, je savais que j’aurais du privilégier ce concert, c’est toujours aussi percutant et voilà pour moi ce que j’appelle un groupe de rock’n’roll ! Maintenant prière pour que les Congos commence avant Lee Perry (afin de voir un bout d’Anti-Pop Consortium)… 
Cedric Mython des Congos arrive, comme d’habitude avec les Congos, c’est toujours aussi frais, ça sent la weed autour de nous, et au bout d’une demi-heure la fin arrive idéalement avec qui fait toujours autant plaisir à entendre. Du coup, on ne rate qu’une demi-heure des excellents Anti-Pop consortium, qui comme sur cd, envoient bien (malgré les saturations sonores mais on commence à avoir l’habitude). Les trois gaillards sont déchainés et nous convient à leur rap, tantôt sur des beats électro, tantôt funk, mais ce qui est sur, c’est que c’est très bon et je conseillerais à tout amateur de ce genre. 
Déjà fini (normal vu l’heure) à une des folies du week end, à savoir les BalKan Beat Box. Ne vous fiez pas au nom, ça n’a rien à voir mais bon dieu, ce que ce groupe a comme énergie sur scène ! Je n’étais pas spécialement motivé avant de rentrer dans le Dance Hall mais là, madame je dis : oui, oui, oui ! Le principe : un collectif d'artistes aux batteries, aux percussions et des cuivres mélangés à quelques riffs ravageurs, le tout sur un fond de beat hip hop des balkans, et vous avez un des groupes sur lequel j’ai le plus dansé au festival !
Ayant déjà vu Médine et n’appréciant que très peu la musique homophobe de Capleton, retour au camping pour un rechargement en règle des batteries. De retour sur le site on passe devant Sexy Suchi : je ne suis pas emballé du tout ; un mélange d’Uffie/Kap Bambino/Justice sans grand intérêt et surtout rien de bien nouveau. 
Comme un couillon, je suis bêtement le troupeau et je vais voir Calvin Harris au lieu de voir Foreign Beggars… Comme déjà dis, je préfère rester en communauté que de rester seul : bien mal m’en a pris. Bon la première demi-heure de Calvin Harris fut longue à souhait (on aurait dit du Pony Pony Run Run) mais la deuxième partie va être de bien meilleur calibre. On abandonne un peu les délires pop à deux balles et on se concentre un peu plus sur l’électro et voilà comment on peut se lever et aller danser à côté de délicieuses flamandes qui pour une fois nous renvoient nos sourires. 
Place désormais à DJ Kentaro, il y a de moins en moins de monde… Le monsieur commence son set par un cours de scratch filmé et donc projeté sur écran derrière lui. C’est sans intérêt, mais une fois lancé les platines pour de bon, ça envoie beaucoup mieux entre gros abstract hip hop violent et gros dubstep qui tâche bien. Il est 3h, le site se vide de plus en plus ; il reste deux DJ à voir : d’un côté du dubstep et de l’autre … du dubstep. Bon perso, moi ça me va, mais j’ai quand même en tête les pauvres gens qui n’aiment pas ce genre. On choisit DJ Elephant Power puisqu’on nous a prévenu que l’autre scène pouvait balancer de la drum’n’bass à tout moment. Et ben, pour une dernière ce fut pas mal du tout : on est à la limite du booty dance mais on reste quand même dans le méchant dubstep : celui qui fait sauter dans tous les sens et qui nous fait danser n’importe comment.

Il est quatre heures et demie et comme d’habitude, nous n’aurons aucune minute de rab ! Les vigiles (plutôt sympas sur ce coup là) nous demandent gentiment de finir la fête au camping (ce qu’on va faire). Le soleil se lève sur la plaine de la machine à feu, nous sommes le lundi matin il faut déjà nous séparer mais tu peux être sûr, mon Dour Festival, je reviendrai l’année prochaine !

Top
1 Balkan Beat Box
2 Anti-Pop Consortium / The Congos
3 DJ Elephant Power

Flop
1 Tous les concerts que j’aurais du voir (Monotonix/Buraka Som Sistema/The Sonics/Foreign Beggars/The Glitch Mob)
2 La première demi-heure de Calvin Harris et de DJ Kentaro
3 Le peu de choix à trois heures du matin 




BILAN GENERAL

Les plus :

Plus de 40 concerts vus
Pas d’annulation de dernière minute
Une organisation bien rodée de notre côté
Le temps : de manière générale, on n’aura pas eu de pluie durant le festival en lui-même
Le prix de la bière et de la red bull
Les Wallon(e)s toujours aussi accueillant(e)s

Les moins : 

La fouille abusée de certains vigiles qui te tripotent même le haut du jean/short
Les stands Red Bull/Coca/Joe Piller qui nous passent de la musique de merde et qui t’empêche carrément de passer pour aller en haut (pour le Joe Piller)
Les stands Baccardi/Jack Daniels : abusés les prix ! 1 jeton et demi, limite deux, serait largement suffisant
Le manque d’éducation d’un grand nombre de campeurs/festivaliers qui prennent les sites pour une décharge
Le samedi et dimanche soirs, la faiblesse de la programmation électro à partir de trois heures du matin

Top Concerts

1 Atari Teenage Riot
2 Balkan Beat Box / Skream & Benga
4 Moderat
5 Inna de Yard
6 Hypnotic Brass Ensemble / The Congos / Anti-Pop Consortium
9 Borgore


By Mr Tintin 
Photos by LittleSyd

23 oct. 2010

Live Report - La Nuit Clubbing de Cultures Electroni[k] 2010

Nuit Clubbing - Cultures Electroni[K]
14/10/2010 @ Ubu, Rennes.

Dye, Bot'ox, Logo, Superpitcher.


23h- ouverture des portes, le warm-up un peu faiblard accueille les premiers arrivants.
Vient ensuite derrière les platines Dye, tout de suite le rythme change tandis que la salle se rempli peu à peu. Au fur et à mesure que les bars ferment, l’endroit devient surpeuplé, pas mal imbibé. Après un début de set léger, il termine en beauté.

C’est alors au tour de Bot'ox, la première claque de la soirée. Le duo se transforme sur scène en quatuor, guitare, basse, batterie, machine prend les choses en main, ce n’est pas pour déplaire aux clubbers qui peuvent enfin se démener sur le dancefloor gluant. Masque d'une tête géante à l’appui, de long morceaux ponctués de cris composent leur prestation et entrainent le public à l’extase. C'est fluide, énergique et puissant.

Logo, les nouveaux de chez Kitsuné, les renards sont encore bien rusés, c’est une bombe fraîche et dansante !!! Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas fait une découverte comme ça. Je crois que je ne me suis pas encore remise. Ils sont ajoutés direct à mon top de Dj aux côtés de Brodinski, Mondkopf, South Central… En un mot, allez-y (Jean Alesi, ok c’est facile). Pour l'une de leur première prestation, parait-il, leur son et leur duo semblent déjà bien rodés.

Pour finir en beauté l'allemand Superpitcher, je ne saurais qu’en dire, j’ai écouté le début : super, mais le train du lendemain m’a convaincue de la nécessité de rejoindre mon lit.


by Josephine.

11 mars 2010

Top of the Folk 2010 - eng

Due to technical and personnal problems, we are not able to publish the gig review for days 2 & 3 of the festival. All our apologies go to our readers the team of the festival. The translation for day 1 gig review should come in shortly.

TOP OF THE FOLK 4
11-13th, March 2010 - Rennes.


top of the folk 4

   March. Spring coming up, the sun shining full time, floral skirts and checked shirts. A lot of new albums coming out. A lot of musical things happening too to celebrate all this. We picked TOP OF THE FOLK and that's why you (should) too.

   Don't let the name fool you : some folk, yes, but good ones! or rather 'a certain way (small scale) to produce and to see acoustic music'. A sping festival, a certain pastoral side, and get your checked shirts out! (get a poster for free if you show up with one!) the all organised by a student association. One big band each night, to get you under the impression that you're not wasting your time, and supporting bands for the area (everything we like). There is still something rather screwy from one year to another, like an undecided recipe mais it is a festival with an actual human scale (about 10 volunteers), who gets nice venues (antipode & aire libre). Moreover this year, everything was thought in terms of comfort : 3 bands a night, to get real setlists (that the audience as much as the musicians will enjoy), and a well-thought schedule (no place for depression!).

   Today, Thursday, the really nicely weird TBHOTTOOH as headline, but not only : Rover & The Patriotic Sunday (Papier Tigre, rings a bell?) will be there.
   The second night, it will be Peter Von Poehl (that we had on interview, yes, it's coming), in a very new project with his girlfriend (that is for the gossip girl part, we tend to include everyone really!) Marie Modiano, as well as the rather gifted Every Man Has Your Voice & Nancy Elizabeth for the first night at l'aire libre.
     To end it Saturday, Mohna, Reza, & Ane Brun, for an emotional evening.

   No reason for you to moan because it is far away, buses will be at your disposal (despite the strikes). If you are still hesitating, but I don't see why, after all I've said, there is a Showcase Friday at 15.30 pm in Rennes 2 University (le tambour) with The Misty Wines (Rennes) and St-Petersburgst (Paris).
And because we aren't no jingoist, 100% Sucre will make a live report a day (until Sunday) right HERE, and will be sending a lot of twits (in french, sorry, unless you ask for english as well!) on the Twitter account, to make it throughout the event (and make you regret not coming).
   TOTF, a festival that has plenty of scope. That is to say, public fundings, still a lot of pre-sale tickets, and on top of everything, is this edition is considered successful, a labelisation with other associations from other towns. So bring in your friends! You'll be doing a good deed for the cultural development of the city and will also have a (even three maybe) good night out!

   PS : all the information were provided by the press conference of last friday, given at l'antipode. A big thank to the Ouest-France journalist for asking all the questions! Also our thanks goes
to Guilhem Cassagnes (programmer) for answering, as well as Amelia & Gaétan from l'antipode.

(sorry for the bad translation, this was done quickly, if you see any mistakes please tell us!)